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Descriptifs 10/12/2017


Mythologie
 
 
J'adore la mythologie grecque : du coup, je posterai de temps en temps des articles racontant des légendes ou des fiches concernant un dieu ou un héro... Attention : il s'agira uniquement de mythologie grecque avec peut-être, de temps à autres, une petite référence à la mythologie romaine (vu que les deux sont tout de même très proches).
 
Donc, dans les faits, je vais commencer par publier une série de 3 articles racontant la création du monde, de l'Homme et l'arrivée des dieux au pouvoir. Histoire que ceux qui n'y connaissent absolument rien puissent avoir les bases s'ils le souhaitent. Une fois ces trois articles publiés, je m'attaquerai aux légendes et aux fiches sans ordre particulier, juste selon mes préférences et mes envies du moment. A partir de ce moment-là, si vous avez une envie particulière (un héro dont vous aimeriez connaitre l'histoire, un dieu qui vous intrigue, un monstre, ...) n'hésitez pas à me le dire et je préparerai une fiche dessus. Je préparerai probablement aussi une fiche avec le vocabulaire et les expressions dérivées de la mythologie mais, vu qu'il y en a beaucoup, ça risque de prendre un peu de temps.
 
Enfin, je tiens à préciser qu'il existe évidemment plusieurs versions d'un même mythe ou d'une même légende (parfois je le préciserai dans l'article, parfois non). Donc, si ce que vous connaissez est différent de ce que je vous dis, ça ne veut pas forcément dire que vous avez raison et moi tort ou l'inverse : il est possible que nos deux versions existent. Si jamais ça arrive, je vous encourage à donner votre version de la légende dans les commentaires : c'est toujours intéressant et ça permettra aux lecteurs de choisir la version qu'ils préfèrent :)
 
Note : mes sources sont principalement des livres que j'ai lu et quelques sites internet. Si vous voulez les références, venez me les demander en pv et je vous les donnerai avec plaisir.
 
Articles en ligne :
 
Mythologie : les bases :

-Partie 1 : La création du monde et le règne des Titans
-Partie 2 : La création de l'Homme
-Partie 3 (fin) : La révolte des Géants et Typhon
 
Mythologie : Héraclès (Hercule) :
 
-Partie 1 : fiche

                                                                                                                                                                                    

Jeux d'enfants


Jeux d'enfants est une histoire fictive d'un genre policier que j'écris. Je ne sais pas encore la longueur qu'elle fera mais j'essayerai d'en poster un chapitre assez régulièrement.
 
ATTENTION AVERTISSEMENT : c'est une histoire policière, elle contient donc des meurtres et des scènes sanglantes voir même gores susceptibles de heurter la sensibilité voir même peut-être de choquer certains ou certaines. Par conséquent, c'est à vous de savoir à quel point vous êtes sensibles (dès qu'une de mes histoires contiendra ce genre de scène je le préciserai dans le descriptif).
 
Synopsis :

Un tueur en série particulièrement actif et sanglant sévit depuis un peu plus de trois mois dans une petite ville sous le nom de "Bloody Jack" ou "Jack le Sanglant". Aidé de Sandra Terwilliger, une profileuse, l'inspecteur Jean Karlu mène l'enquête. Qui se cache derrière ces meurtres ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi toutes ces mises en scène autour des corps des victimes et comment arrêter un tueur qui semble toujours penser avec un coup d'avance ? C'est à toutes ces questions que nos deux enquêteurs vont devoir répondre... Et le chemin qui mène à Jack le Sanglant est sombre et semé d'embuches et de sacrifices.
 
Chapitres en ligne :
 
-Chapitre un : Nuit sanglante
-Chapitre deux : Le rival
-Chapitre trois : Deux ?
-Chapitre quatre : Une aide inattendue
-Chapitre cinq : Un seul moyen

                                                                                                                                                                                    

Psychologie

La catégorie "psychologie" parlera, je vous le donne dans le mille, de psychologie ! Plus sérieusement, il s'agira de petits articles traitant de trucs tirés de mes cours.

En ligne :

-Le cas Gage
-La schizophrénie

                                                                                                                                       

Divers

La catégorie "divers" regroupe tout ce qui ne se retrouve dans aucune autre catégorie (en gros c'est un fourre-tout :p )
En ligne :

-Tempête
-Battements
-Le Temps
-Robin
-Espoir

                                                                                                                                                                                    

Quizz


Bon ben je pense que le titre parle de lui-même : ce sont des petits quizz sur à peu près tout ce qui me passe par la tête :p C'est bien évidemment moi qui crée chaque quizz donc si vous avez envie que j'en fasse un sur un sujet particulier n'hésitez pas à me le demander : je vous dirais si je m'y connais suffisamment pour en faire un ou non. Vous pouvez également m'envoyer des idées de questions si vous le désirez :) Voilà, s'il y a quelque chose de particulier sur un quizz, je le préciserais au-dessus de celui-ci. Amusez-vous bien et n'hésitez pas à me partager vos score ! :D
Quizz en ligne :

-Quizz culture générale 1
-Questions en vrac
-Quizz les stéréotypes 1
-Quizz : l'enseignement

Tags : Mytholgie Grecque - Mythes et Légendes - Textes - policier - GORE - Histoires/Scénarios - poemes - Poésies - Nouvelle - quizz - Questions/Réponses. - Vrai Ou Faux ? - Psychologie - Mythologie grecque

La schizophrénie 12/03/2018

 
La schizophrénie est une forme de psychose, c'est donc un sujet assez complexe. Je vais tenter de simplifier un maximum mais il y a certains termes un peu "techniques" qui seront inévitables. Je vais donc, avant de vraiment entrer dans le vif du sujet, commencer par dresser une petite liste de vocabulaire avec ces termes afin de faciliter votre compréhension.
 
Vocabulaire :


-Névrose : une névrose est une pathologie du comportement et du ressenti sans troubles organiques définis, c'est un trouble mental durable non démontrable car sans lésions. Il n'y a PAS de rupture avec la réalité ni avec l'identité. Le patient est conscient et perçoit son trouble (de façon directe ou indirecte) comme indésirable. Il n'a pas de délires ni d'hallucinations. Elle provoque des altérations au point de vue de la vie affective et émotionnelle, du comportement et du raisonnement. La névrose ne s'attaque pas au fonctionnement général de la personne mais seulement à certains aspects.
 
Donc, si je résume de façon simplifiée : une névrose c'est un trouble mental qui n'a aucune cause biologique ou physiologique (c'est-à-dire que ce n'est pas dû à un problème interne genre blessure à la tête ou au cerveau ou problème d'hormones... Une névrose, on ne pourra jamais l'observer, on pourra juste voir ses conséquences au niveau du comportement de la personne atteinte). Contrairement à la psychose (c'est la principale différence entre les deux), la névrose ne provoque pas une rupture avec la réalité chez les personnes atteintes, ce qui signifie, en gros, que les névrosés ne vont pas avoir d'hallucinations, qu'ils ne vont pas se mettre à entendre des voix, à se prendre pour quelqu'un qu'ils ne sont pas, à avoir un dédoublement de personnalité ou à entrer dans un délire. Et enfin, les personnes qui en sont atteintes sont conscientes et perçoivent leur trouble (de façon directe ou indirecte signifie que soit elles savent qu'elles sont atteintes d'une maladie, soit elles ont consciences que leur comportement est "anormal" mais ne savent pas pourquoi. Par exemple, les phobies sont une forme de névrose, et bien les gens qui en sont atteints savent que leur peur est irrationnelle mais ignorent qu'il s'agit en fait d'une maladie). Les deux exemples de névroses les plus connus sont les phobies et les TOC (troubles obsessionnels compulsifs).
 
-Psychose : le terme psychose désigne une perte de contact avec la réalité, ce qui peut mener à des troubles très importants avec mise en danger du malade et de ceux qui l'entourent. Le psychotique n'est pas toujours conscient de son trouble (il l'est même très rarement). Un exemple assez connu de psychose est justement la schizophrénie.
 
-Délire : un délire est une croyance en une idée erronée, qui s'oppose à la réalité ou à l'évidence. Cette idée s'impose comme une évidence et fait l'objet d'une conviction inébranlable. Une personne atteinte de délire est donc une personne qui croit dur comme fer à une idée fausse, qui va à l'encontre de la réalité, et peu importe qu'on lui apporte toutes les preuves qu'elle se trompe ou qu'on lui démontre que ce qu'elle croit n'est pas rationnel, cette personne n'en démordra pas.
 
-Hallucination : une hallucination est une perception sans objet, elle fait partie des fausses perceptions avec les illusions. Elles peuvent être psychiques (intrusion du monde extérieur dans la tête du sujet) ou psychosensorielles (hallucinations visuelles, auditives...). En gros, on voit/entend/sent quelque chose qui en fait n'existe pas.
 
-Catatonie : la catatonie se traduit par un dérèglement du système moteur c'est-à-dire du système responsable de la motricité involontaire) et de l'humeur. Elle se caractérise par des périodes de passivité et de négativisme qui alternent avec une activité motrice excessive soudaine. Je crois que le plus simple pour expliquer cette définition un peu compliquée, c'est de citer les symptômes de la catatonie :
 
- Mutisme : la personne se retrouve incapable de parler.
- Négativisme : opposition ou absence de réponse aux stimuli extérieurs, à ce qui se passe autour de lui, par exemple, quelqu'un pourrait le frapper ou un objet pourrait tomber en faisant beaucoup de bruit que la personne ne réagirait pas.
- Absence d'activité psychomotrice et d'interaction
- Catalepsie : les muscles de la personne se raidissent la forçant à rester dans la position dans laquelle elle se trouve à ce moment-là.
- Adoption d'une posture spontanée défiant les lois de la gravité
- Grimaces
- Comportements répétitifs
- Obéissance automatique
- Répétition des paroles ou des mouvements de la personne devant soi
- Agitation soudaine sans lien extérieur
-Rigidité corporelle (ce symptôme est le principal et le plus fréquent dans la plupart des crises de catatonie)
 
Symptôme positif : un symptôme positif est un symptôme anormal qui apparait chez une personne. Par exemple, chez un schizophrène, un des symptômes positifs peut être les hallucinations : c'est quelque chose d'anormal, que la personne n'aurait pas si elle n'était pas atteinte de la maladie.
 
Symptôme négatif : un symptôme négatif est le déclin, la détérioration, d'une fonction normale. Par exemple, chez un schizophrène, un des symptômes négatifs peut être une altération de la mémoire : même si elle n'était pas atteinte de la maladie, la personne aurait quand même de la mémoire (comme tout le monde). Ce qui est anormal, c'est qu'elle fonctionne moins bien à cause de la maladie.
 
Angoisse : une angoisse est un état de malaise dont l'origine est un conflit intrapsychique (c'est-à-dire qui se situe à l'intérieur de l'appareil psychique ou, pour le dire de façon très très vulgaire, "qui se passe dans la tête"), elle est ressentie corporellement et l'objet (la cause) de l'angoisse n'est pas identifiable.
 
Étiopathogénie : l'étiopathogénie est l'étude des causes d'une maladie et des processus par lesquels ces causes agissent.
 
La schizophrénie, qu'est-ce que c'est ?


Maintenant que nous en avons fini avec les "préliminaires", nous allons pouvoir aborder le sujet qui nous intéresse. Donc, lorsque l'on dit que quelqu'un est schizophrène, la plupart des gens s'imagine qu'il a plusieurs personnalités, qu'il discute avec lui même comme s'il menait une conversation avec une autre personne,... Moi-même, la première fois que j'ai entendu le terme "schizophrénie", j'étais petit et je regardais avec un ami le "Seigneur des Anneaux : les deux tours", la fameuse scène où la créature Gollum se parle à elle-même au bord d'un lac en s'appelant tour à tour "Gollum" et "Sméagol". Mon ami, sans doute fier de pouvoir m'apprendre un mot que je ne connaissais pas, m'a alors dit "lui c'est vraiment un schizophrène !". Pareil lorsque j'ai regardé le film "Fight Club" (alerte spoiler : ceux qui n'ont jamais vu ce film et qui comptent le voir un jour, je vous conseille très sérieusement de ne pas lire la phrase suivante) : à la fin de l'histoire, lorsque l'on comprend que le héro principal et Tyler Dordon ne font qu'une seule et même personne, j'ai entendu plusieurs personnes s'étonner : "en fait il était schizophrène !"... Et bien toutes ces personnes se trompent : elles confondent la schizophrénie avec un autre trouble mental appelé le "T.D.I." c'est-à-dire "Trouble Dissociatif d'Identité" (plus connu du grand public sous les termes de "double personnalité" et "personnalité multiple"). Car c'est bien le T.D.I.  et pas la schizophrénie qui provoque des dédoublements de personnalité comme chez Gollum et Tyler ou comme dans le film "Split" (mais là c'est assez clairement expliqué). Cette confusion est très répandue mais, honnêtement, je n'ai aucune idée de pourquoi.
 
Bon, maintenant que nous avons vu ce que la schizophrénie n'était pas, nous allons pouvoir nous pencher sur ce qu'elle est. Donc, c'est un trouble mental faisant partie de la catégorie des psychoses délirantes. C'est une maladie grave qui entraine une modification durable et profonde de la personnalité des personnes atteintes (à tel point qu'il est parfois possible de finir par ne plus du tout reconnaitre un proche). Il existe plusieurs types de schizophrénie mais toutes se caractérisent par la manifestation d'une tendance profonde à cesser de construire son monde en communication avec autrui pour se perdre dans une pensée autistique (c'est-à-dire, dans une sorte de chaos imaginaire) et par un processus de désagrégation mentale. Elle se déclenche entre 16 et 30 ans et touche environ 1% de la population mondiale, soit plus 70 000 000 de personnes à travers le monde...
 
Les symptômes :


Au début, la schizophrénie se manifeste principalement par un sentiment d'étrangeté, de la bizarrerie (les comportements et les propos de la personne atteinte deviennent incompréhensibles), des intérêts étranges ou encore un sentiment de persécution (avoir le sentiment que le monde entier est contre soi, que, dès que quelqu'un te fait du tort, il l'a fait volontairement. De ce fait, les malades atteints par ce symptôme ont tendance a également développer une certaine agressivité qu'ils n'avaient pas forcément à la base, ils vont s'énerver et se mettre en colère pour des broutilles qui, auparavant, les auraient sans doute laissés indifférents).
 
/!\ Attention à ne pas confondre schizophrénie et paranoïa : comme je l'ai dit ci-dessus : certains schizophrènes peuvent développer un sentiment de persécution, c'est-à-dire prendre tout ce qui leur arrive comme volontairement dirigé contre eux. Par exemple : si quelqu'un les bouscule dans la rue sans le vouloir ou si leurs voisins font un peu de bruit parce qu'ils ont des invités, eux penseront que la personne ou leurs voisins l'ont fait exprès afin de leur faire du mal (la raison change selon le malade). Tandis que les personnalités paranoïaques, si on peut bien entendu retrouver un sentiment de persécution chez certains d'entre eux, vont beaucoup plus loin dans l'idée de persécution : ils appréhendent le monde avec méfiance et doute, ils considèrent chaque personne qu'ils croisent comme un danger potentiel et ce même si la personne en question ne leur a causé aucun préjudice, ils imaginent toujours le pire (les cas les plus extrêmes peuvent aller jusqu'à avoir des hallucinations, par exemple : certains peuvent s'imaginer que le gouvernement leur a implanté une puce pour les surveiller...).
 
Les symptômes positifs :


On retrouve deux types de symptômes positifs pour la schizophrénie : les délires et les hallucinations.
 
Au niveau des délires, on retrouve différents thèmes : à nouveau la persécution, l'idée du complot (qu'il soit général pour dominer le monde ou dirigé contre le malade), la négation d'organes (le malade est persuadé qu'il lui manque un organe : qu'il n'a pas de c½ur, pas d'estomac, qu'il lui manque un morceau d'intestin, ...), la mégalomanie (la personne est convaincue qu'elle possède des supers pouvoirs) ou la jalousie. Alors attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : être jaloux ne veut pas dire que vous êtes forcément atteint d'un trouble mental, ici, on parle bien d'une jalousie pathologique, d'une jalousie maladive et parfois totalement fantaisiste.
 
Pour les hallucinations, elles peuvent aussi être de toutes sortes : auditives (le malade entend des voix), intrapsychiques (les voix que le malade entend sont dans sa tête et il a conscience qu'il ne les entend pas avec ses oreilles), visuelles (la personne atteinte voit des choses que nous ne voyons pas), tactiles (le malade ressent des choses qui n'existent pas, il a la sensation que quelque chose bouge sous sa peau ou que quelqu'un l'a touché, ...) et il en existe de nombreux autres.
 
Les symptômes négatifs :


Alors, dans les symptômes négatifs, on retrouve : le repli sur soi, la perte d'initiative, l'indifférence (peu de choses semblent pouvoir atteindre le malade) et l'émoussement affectif (les émotions deviennent presque inexistantes chez la personne atteinte).
 
Le syndrome dissociatif (c'est le syndrome au centre de la schizophrénie) :


Maintenant que j'y pense, c'est sûrement ce syndrome qui est à l'origine de la confusion entre schizophrénie et T.D.I. : le syndrome dissociatif consiste en une perte d'unité de la personne, une idée de coupure interne, en bref, les processus mentaux du schizophrène sont dysharmoniques. Cela ne signifie pas qu'il y a un dédoublement de personnalité, cela signifie que la personne n'est plus cohérente : elle se contredit dans ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, elle a des réactions déplacées ou qui ne collent pas avec la situation, ...
 
Note : d'ailleurs le mot "schizophrénie" vient du grec "skhizein" qui signifie "fendre" et "phrénie" qui signifie "le c½ur/l'esprit" ce qui renvoi à l'idée d'une rupture des liens, d'une dissociation de diverses fonctions psychiques et d'une altération majeure de la pensée.
 
Au niveau du comportement, les manifestations de la schizophrénie sont visibles au travers de trois champs :
 
-Le champ de la pensée et du langage : à cause de leur perte d'unité, les personnes atteintes de schizophrénie sont généralement très difficiles à suivre dans leurs discours : tantôt leurs pensées seront très développées et remplies de détails, tantôt elles seront ralenties, floues et très embrouillées. À certains moments ils s'accrocheront à un sujet et persévèreront dedans malgré toutes les tentatives de les en détourner et à d'autres leur discours sera totalement désorganisé, ils passeront sans cesse du coq à l'âne sans la moindre logique. Les schizophrènes souffrent aussi fréquemment de problèmes de langage tels que les "barrages" (la personne s'arrête soudainement de parler sans raison au milieu d'une phrase) et le "fading mental" (la voix de la personne diminue progressivement en intensité). Entre tous ces problèmes et le fait que les malades ont tendance à souffrir de différents délires, on comprend qu'il soit très dur de les comprendre lorsqu'ils parlent et qu'il est très difficile de mener une conversation avec eux.
 
-Le champ émotionnel/ de la vie affective : les malades peuvent être ambivalents (c'est-à-dire que leurs émotions peuvent être contradictoires) et/ou discordants (c'est-à-dire que leurs émotions peuvent ne pas être adaptées au contexte) au niveau de leurs humeurs et émotions. Par exemple, un schizophrène ambivalent peut être en colère et joyeux ou triste et heureux en même temps, et un schizophrène discordant peut avoir des réactions déplacées comme rire sans raison à un enterrement... De plus, il n'est pas rare d'observer chez les personnes atteintes des rires forcés et des angoisses fortes et massives. Il arrive également que la personne soit discordante entre ce qu'elle dit et ce qu'elle montre comme émotion (elle peut annoncer une bonne nouvelle comme si c'était quelque chose de terrible ou, inversement, annoncer le décès d'un proche d'un ton résolument joyeux). Justement, parlons de leurs manifestations affectives (la façon dont ils expriment leurs émotions). La plupart des schizophrènes ont du mal à interpréter leurs émotions, beaucoup sont même incapables de dire ce qu'ils ressentent. Ensuite, les symptômes varient vraiment d'une personne à l'autre : certains seront incapables de trouver un juste milieu pour exprimer leur ressenti, tantôt ils auront des réactions exagérées et totalement disproportionnées par rapport à la situation, tantôt ils sembleront complètement insensibles, avec eux ce sera toujours tout ou rien. Tandis que d'autres seront tout simplement froids et indifférents à tous les stimuli, comme si rien ne pouvait les atteindre, comme s'ils n'étaient plus capables de ressentir quoi que ce soit.
 
-Le comportement et la relation à l'autre : les schizophrènes ont des comportements étranges et bien souvent incompréhensibles pour leur entourage. Ils peuvent avoir des gestes désordonnés, exagérés ou théâtraux, faire des mimiques bizarres et même avoir des crises de catatonie. Certains sont également atteints d'inertie dans leurs gestes, parfois à tel point qu'on a l'impression qu'ils sont morts.
 
Pour en finir avec les symptômes, je souhaiterais rajouter trois choses :
 
La première : évidemment, aucun malade n'est atteint de tous ces symptômes en même temps, il sera seulement atteint par certains d'entre eux et leur intensité variera d'une personne à l'autre.
 
La deuxième : pour être diagnostiqué schizophrène, il faut présenter au moins deux des symptômes cités ci-dessus avec obligatoirement la présence d'hallucinations ou d'idées délirantes durant une période d'au moins 6 mois, sauf si les hallucinations consistent en une voix commentant les moindre faits et gestes de la personne ou si elles consistent en plusieurs voix conversant entre elles. Dans ce cas, un seul autre symptôme suffit.
 
Et enfin la troisième : malheureusement, la plupart des malades souffrent, en plus de la schizophrénie, d'autres maladies mentales telles que dépression et addictions. De ce fait, à cause du plus grand risque de problèmes de santé et du taux de suicides extrêmement élevé, l'espérance de vie des personnes atteintes est de 12 à 15 ans inférieure à celle des personnes "saines".
 
L'étiopathogénie :


En réalité, il serait sans doute plus correct de parler de "facteurs de risque" plutôt que "d'étiopathogénie" car, la schizophrénie n'étant pas une maladie qui s'attrape comme on attraperait un rhume ou une grippe, ses causes exactes sont pratiquement impossibles à déterminer. Les chercheurs sont toutefois parvenus à établir une liste de facteurs qui favoriseraient le développement de la maladie. Vous remarquerez que j'utilise le conditionnel, ça signifie que tout ce que vous allez lire dans ce "chapitre" ne sont que des hypothèses, que, même si certains facteurs sont plus que probablement justes, aucun n'a pu être démontré avec une certitude absolue. Ces facteurs étant multiples et divers, je les répartirai par catégorie afin de faciliter votre lecture.
 
La première catégorie reprend les facteurs issus du milieu social. On en retrouve 2 : l'isolement social et la migration difficile. Je ne pense pas que le premier ait réellement besoin d'explications supplémentaires, du coup, je vais plutôt me concentrer sur le deuxième. Alors, déjà, qu'est-ce que une "migration difficile" ? Et bien, une migration difficile c'est un changement brutal d'environnement pour un individu. Par exemple, c'est quand quelqu'un doit soudainement fuir son pays à cause de la guerre ou du pouvoir en place ou quand quelqu'un doit brutalement déménager à cause d'un incendie ou parce qu'il se fait expulser de force... On peut aussi appeler ça  "migration traumatisante" et le danger au niveau de la schizophrénie est que l'individu se retrouve subitement privé de tous les repères qu'il avait l'habitude d'avoir ce qui met à mal son équilibre psychique.
 
La catégorie suivante est celle du milieu familial, elle compte 4 facteurs : les couples parentaux repliés sur eux-mêmes, une idée de menace nécessitant de se protéger de la relation aux autres, l'emploi de modes de communication paradoxaux et l'emploi d'injonctions contradictoires. À nouveau, il me semble que les deux premiers facteurs sont assez clairs, donc concentrons-nous plutôt sur les deux facteurs suivants. Deux facteurs qui, d'ailleurs, vont ensembles : l'emploi de modes de communication paradoxaux consiste à utiliser un mode de communication qui fait en sorte que la personne ne comprenne pas les attentes de son interlocuteur et, donc, ne sache pas quelles réponses y apporter, et l'emploi d'injonctions contradictoires c'est, en gros, donner des injonctions à l'individu de telle sorte qu'il ne puisse en satisfaire une sans contrarier l'autre... Je sais que ce n'est pas très clair donc voici un exemple : une maman achète à sa fille deux robes : une rouge et une bleue. Pour son anniversaire, la fille met la robe bleue et sa maman réagit en lui disant que, si elle a mis la bleue, c'est parce qu'elle n'aime pas la rouge. Et bien, là, on est en plein dedans : peu importe la robe que la petite fille aurait choisie de mettre, elle n'aurait jamais pu contenter sa maman. Ce genre de situation crée la confusion dans la tête de la personne et favorise la "désharmonisation" des processus mentaux.
 
Nous allons maintenant nous intéresser à la psychodynamique. Alors, attention attention : c'est ici que ça devient plus technique et un peu plus compliqué... Je vais tenter d'être le plus clair possible en utilisant des exemples et en simplifiant au maximum mais il faudra tout de même rester concentré en lisant. Donc, on retrouve deux facteurs liés à la psychodynamique : la fragilité identitaire et la valeur fonctionnelle du délire.
 
Faisons les choses dans l'ordre : parlons de la fragilité identitaire. Il s'agit d'un problème dans le processus d'individualisation de la personne, c'est-à-dire dans le processus qui fait qu'elle se reconnait comme une entité individuelle, unique, différente des personnes qui l'entourent. En bref, l'individu ne parvient pas à se représenter comme unique, comme différent de l'autre et il angoisse en permanence à l'idée d'être envahi par lui.  Avant de tenter d'être plus clair et de vous donner des exemples, je vais parler du second facteur, la valeur fonctionnelle du délire, car les deux sont liés. Ici, il s'agit du fait que, pour lutter contre cette angoisse qu'elle ressent, la personne va s'automutiler psychiquement. La douleur de se vivre comme être humain, la difficulté de se représenter l'autre, à l'investir paisiblement et avoir confiance en lui et en sa stabilité, conduit la personne à détruire les représentations psychiques qu'elle a d'elle et de l'autre.
 
Bon, pour vous aidez à bien comprendre tout ça, je vais tenter une explication un peu plus imagée : en gros, imaginez que nous, dans nos têtes, nous nous représentons comme une sorte de liquide contenant tout ce que nous sommes et enfermé dans une bulle protectrice étanche. Cette bulle a deux fonctions : la première c'est de nous permettre de faire la différence entre ce qui vient de nous, soit tout ce qui se trouve à l'intérieur de la bulle, et tout ce qui vient des autres et du monde extérieur, soit tout ce qui vient de l'extérieur de la bulle. La seconde est de nous protéger des autres, de les empêcher de se mélanger avec nous lorsque nous échangeons avec eux. Les personnes qui sont sous le coup de ces facteurs s'imaginent que leur bulle n'est pas/plus étanche et que donc rien ne peut empêcher les autres de les envahir et de se mélanger avec eux, avec ce qu'ils sont. De plus, ils sont incapables de faire la différence entre ce qui vient d'eux et ce qui vient des autres. Ce facteur peut expliquer certaines des voix que les schizophrènes peuvent entendre : ce sont en fait des voix qui viennent d'eux (un peu comme quand on se parle mentalement à soi-même ou quand on se fait des réflexions mentales) mais qu'ils identifient par erreur comme provenant de l'extérieur, comme étant étrangères. Du coup, ils ont l'impression qu'une voix sort de nulle part pour leur parler.
 
Catégorie suivante : les facteurs biochimiques. Pour être tout à fait honnête avec vous, il s'agit de la catégorie que je maitrise le moins bien... Je vais donc simplement me contenter de citer le seul facteur qu'elle contient sans plus m'attarder dessus afin d'éviter de dire une connerie et de vous induire en erreur. Les chercheurs ont réussi à trouver un lien entre le taux de dopamine (c'est une "substance" que l'on trouve dans notre cerveau) d'une personne et le développement de la schizophrénie.
 
La prochaine catégorie est quelque chose qui revient souvent dans les maladies mentales, il s'agit de l'abus de substances telles que l'alcool et certaines drogues.
 
Et enfin, la dernière catégorie : les facteurs génétiques. Certains chercheurs ont émis l'hypothèse que quelqu'un qui a une personne atteinte de schizophrénie dans sa famille ou qui vit avec une personne souffrant de cette pathologie serait plus vulnérable à la maladie.
 
Quelques notes personnelles :


Pour commencer ce dernier "chapitre" qui conclura notre article sur la schizophrénie, je vais rappeler, une fois encore, qu'il faut bien faire la différence entre "schizophrénie" et "T.D.I.", ce ne sont pas les mêmes maladies. Et enfin, avant de nous quitter, je souhaiterai préciser 2-3 petits trucs qui me semblent importants :
 
Premièrement, les listes des symptômes et des facteurs de risque que j'ai établies ne sont, bien entendu, pas exhaustives. Il est tout à fait possible que, dans les années à venir, certains soient retirés et d'autres ajoutés. Il est également possible que, parce qu'ils sont extrêmement rares ou parce qu'ils sont négligeables, je n'aie pas repris tous ceux qui existent.
 
Deuxièmement, la plupart des exemples que j'ai utilisés pour illustrer mes propos sont tirés de cas extrêmes voir, parfois, un peu caricaturaux afin que le plus possible d'entre vous comprennent l'idée. Fort heureusement, la maladie n'a pas une telle intensité chez tous les schizophrènes.
 
Et enfin troisièmement, si par malheur vous reconnaissez quelqu'un de votre entourage en lisant cet article (ou un autre sur internet), surtout, ne tentez pas d'agir par vous-même. Même si vous n'êtes pas sûr de vous, que vous avez un doute,  demandez conseils auprès d'une personne qualifiée. Les psychoses sont des maladies plutôt lourdes et délicates à soigner... ça signifie que, même en croyant bien faire, vous aurez plus de chances d'aggraver les choses que de les améliorer. Même aller dire à la personne que vous la soupçonnez d'être schizophrène ne doit se faire que sur l'avis d'un professionnel : en effet, si cela peut lui permettre de comprendre ce qu'il lui arrive et peut-être lui apporter un certain soutien social, cela peut aussi engendrer un risque que la personne se rejette elle-même, qu'elle perde confiance en elle et que son estime de soi baisse. Cela peut aussi tout simplement engendrer de la honte... ça peut ne pas sembler si grave que ça mais, si je vous rappelle que les schizophrènes ont une espérance de vie moins élevée que la moyenne notamment à cause du fort taux de suicide parmi eux, ça prend tout de suite une autre dimension... Il convient donc d'agir prudemment. Je le répète : il vaut mieux prendre contact avec un spécialiste même si on n'est pas certain qu'il y ait vraiment quelque chose que de tenter d'agir par soi-même au risque d'aggraver la situation.
 
 
 
Nous voici donc au bout de la schizophrénie :p J'espère que cet article vous a plu :) J'ai essayé d'être le plus clair possible en utilisant beaucoup d'exemples mais la schizophrénie (et les maladies mentales en général d'ailleurs) est vraiment un sujet très compliqué donc, surtout, si vous avez la moindre question, n'hésitez vraiment pas à me la poser :) Sur ce, je vous laisse et on se retrouve dans le prochain article ! :p D'ici là portez-vous bien :p

Tags : Psychologie - Schizophrènie - schizophrène - psychose schizophrenique - Maladie mentale.

Quizz : l'enseignement 17/01/2018

 
 
Questions :
 
 
1) Vrai/faux : des études ont démontré qu'un enfant né en avril a de moins grandes chances d'être un jour en échec scolaire qu'un enfant né en octobre.
 
2) Vrai/faux : lorsqu'un élève tombe en échec, il lui sera très difficile de sortir de l'échec d'une année à l'autre parce que le prof aura tendance à le coter plus durement et ce même s'il ne le connait pas.
 
3) Vrai/faux : dans les pays du nord de l'Europe (Finlande, Norvège, ...) les élèves ne peuvent pas redoubler durant leurs 10 premières années d'école.
 
4) Vrai/faux : les enseignants du secondaire ont tendance à avoir une vision plus positive du redoublement que les enseignants de la primaire.
 
5) Vrai/faux : avant 1960, on parlait de "débilité légère" pour désigner tous les élèves qui étaient en échec scolaire.
 
6) Vrai/faux : les enseignants ont tendance à coter les garçons plus sévèrement que les filles quand leur copie est mauvaise mais à les coter plus généreusement que les filles quand leur copie est bonne.
 
7) Vrai/faux : le sexe de la personne qui corrige n'influence pas la façon de coter de celle-ci.
 
8) Vrai/faux : lorsque l'on demande aux profs d'analyser la difficulté des interros de première secondaire, beaucoup admettent que les questions qui y sont posées sont parfois beaucoup trop faciles.
 
9) Vrai/faux :l'une des raisons pour lesquelles il y a chaque années au moins un redoublant dans chaque classe dans le secondaire est parfois que le prof pense qu'on le trouverait trop "relaxe", trop coulant s'il faisait passer tout le monde.
 
10) Vrai/faux : les enseignants ont tous tendance à interroger les élèves sur des notions qu'ils ont apprises les années précédentes plutôt que sur celles apprises cette année.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                                                                                                                                                                    
 
Réponses

1) Vrai/faux : des études ont démontré qu'un enfant né en avril a de moins grandes chances d'être un jour en échec scolaire qu'un enfant né en octobre.
 
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, c'est vrai : de nombreuses études et de nombreux graphiques ont été réalisés sur le sujet : pour chaque mois, on mesurait le taux d'échec des élèves nés durant ce mois. Les faits sont là : plus on s'éloigne du mois de janvier, plus le taux d'échecs augmente. A partir de là, les chercheurs en ont conclu que, sans doute suite à des questions de maturation et de développement, plus un élève est né tard dans l'année, plus ses chances d'être un jour en échec scolaire ont tendance à augmenter. Mais, ce qui, pour moi, est le plus dingue, c'est le fait que cette étude a été réalisée pour la première fois en 1997 et a ensuite été refaite à plusieurs reprises au fil des années sans que l'on observe le moindre changement... Cela signifie que cela fait aujourd'hui (janvier 2018) un peu plus de 20 ans que les autorités compétentes connaissent ce phénomène mais s'en foutent complètement, ne font rien pour tenter de le contrer.
 

 
Notes : /!\ cela ne signifie pas qu'un élève né en décembre aura forcément de moins bons résultats qu'un élève né en janvier. Cela signifie juste qu'il y a plus d'élèves nés au mois de décembre qui sont en échec que d'élèves nés au mois de janvier.
 
2) Vrai/faux : lorsqu'un élève tombe en échec, il lui sera très difficile de sortir de l'échec d'une année à l'autre parce que le prof aura tendance à le coter plus durement et ce même s'il ne le connait pas.


C'est malheureusement vrai : c'est ce qu'on appelle "l'effet de stéréotypie". Sans s'en rendre compte, le prof va avoir tendance à calquer sa note sur celle de son prédécesseur. Il va également avoir tendance à coter l'élève plus durement parce que, pour lui, ce n'est pas quelque chose de très étonnant de voir cette élève en échec dans son cours puisqu'il était déjà en échec l'an passé. Le prof va donc, toujours inconsciemment, avoir tendance à coter plus lourdement et à moins aller chercher des points que si l'élève est un élève qui a habituellement des bons points. Concrètement cela signifie que si un élève qui était en échec en math l'année précédente et un élève qui avait des bons points en math l'année passée font la même faute au même endroit sur leur interro, le prof de math va avoir tendance à plus essayer de sauver l'élève qui a habituellement des bons points puisque ben justement d'habitude il a des bons points et donc c'est étrange de le voir en échec que l'élève qui a habituellement des mauvais points puisque ça ne l'étonne pas qu'il soit en échec...
 
Attention cependant ! En voyant ceci, on a très envie de rejeter toute la responsabilité sur les profs qui sont injustes et qui maintiennent leurs élèves en échec... Mais ce serait une erreur. L'effet de stéréotypie est un effet inconscient c'est-à-dire que, d'une part, les profs ne sont absolument pas conscients qu'ils sont sous l'influence de cet effet, et, d'autre part, parce que cet effet touche tout le monde, tout le monde à leur place serait également influencé par cet effet. Le reprocher aux enseignants reviendrait à leur reprocher d'être des êtres humains. Le problème ne vient pas d'eux mais du système éducatif qui n'est pas prévu pour prendre en compte cet effet.
 
3) Vrai/faux : dans les pays du nord de l'Europe (Finlande, Norvège, ...) les élèves ne peuvent pas redoubler durant leurs 10 premières années d'école.
 
C'est encore une fois vrai : dans ces pays, les étudiants reçoivent le même enseignement général durant leurs 9 ou 10 premières années d'étude (ça dépend des pays) et ils bénéficient de ce qu'on appelle la "promotion automatique", c'est-à-dire que, durant ces 9 à 10 années, ils ne peuvent pas doubler : en fin d'année, ils passent automatiquement dans la classe supérieure. C'est également valable pour le passage de la primaire à la secondaire (d'ailleurs, dans la plupart de ces pays, les élèves ne changent pas d'établissement entre la primaire et la secondaire).
 
4) Vrai/faux : les enseignants du secondaire ont tendance à avoir une vision plus positive du redoublement que les enseignants de la primaire.
 
C'est faux : étonnamment (en tout cas, moi, ça m'a étonné), c'est l'inverse : les instituteurs de primaire ont tendance à penser que les causes du redoublement n'ont rien avoir avec leur enseignement et que le système est bien fait, que le redoublement est quelque chose d'inévitable et ce même s'ils changeaient leur manière d'enseigner et enfin que le redoublement n'a aucune influence sur la confiance en sois des élèves. Quant aux profs de secondaire, s'ils rejoignent ceux de primaire en étant pour la plupart convaincus que les causes du redoublement sont extra-scolaires, ils ont tendance à penser tout l'inverse : pour eux le redoublement peut-être évité si on s'y prend de façon adéquate, surtout en primaire et que le redoublement à une influence sur la confiance en sois des élèves.

 
5) Vrai/faux : avant 1960, on parlait de "débilité légère" pour désigner tous les élèves qui étaient en échec scolaire.


C'est faux : avant 1960, on parlait effectivement de "débilité légère" mais uniquement quand c'était des élèves issus de familles plus modestes qui étaient en échec. Dans le cas des élèves issus de bonnes familles, on parlait tout simplement d'échec scolaire. C'est assez honteux mais c'est ainsi.
 
6) Vrai/faux : les enseignants ont tendance à coter les garçons plus sévèrement que les filles quand leur copie est mauvaise mais à les coter plus généreusement que les filles quand leur copie est bonne.
 
C'est la vérité : les garçons seront cotés plus sévèrement que les filles lorsqu'ils rendent une mauvaise interro, mais, auront tendance à être cotés plus généreusement que ces dernières lorsqu'ils présentent une bonne interro. Cependant, cela n'est vrai que dans les matières où, d'après la croyance populaire, les garçons sont censés être plus forts.
 
7) Vrai/faux : le sexe de la personne qui corrige n'influence pas la façon de coter de celle-ci.
 
Et bien ceci était une question bonus : on peut considérer que c'est vrai comme on peut considérer que c'est faux. Je m'explique : d'un point de vue purement technique, les profs des deux sexes ont tendance à se montrer plus sévères pour leur propre sexe donc, en sois, c'est vrai, mais cet effet est tellement infime que les différences que cela crée ne sont pas significatives donc on peut également considérer que c'est faux.
 
8) Vrai/faux : lorsque l'on demande aux profs d'analyser la difficulté des interros de première secondaire, beaucoup admettent que les questions qui y sont posées sont parfois beaucoup trop faciles.
 
C'est faux, c'est l'inverse : les profs admettent que les questions posées dans les interros de premières secondaires sont parfois trop difficiles.
 
9) Vrai/faux :l'une des raisons pour lesquelles il y a chaque années au moins un redoublant dans chaque classe dans le secondaire est parfois que le prof pense qu'on le trouverait trop "relaxe", trop coulant s'il faisait passer tout le monde.
 
C'est vrai : certains profs ont peur que, s'ils font passer toute leur classe à l'année supérieure, ont les trouve laxistes, trop coulants, pas assez sévères.
 
10) Vrai/faux : les enseignants ont tous tendance à interroger les élèves sur des notions qu'ils ont apprises les années précédentes plutôt que sur celles apprises cette année.
 
Et enfin, c'est faux, c'est à nouveau l'inverse : les profs ont tous tendance à, sans le vouloir, interroger leurs élèves sur des notions des années supérieures.
 
 
Et voilà voilà pour ce quizz, j'ai eu particulièrement du mal à clairement m'expliquer dans les réponses à ces questions (vous l'aurez sans doute remarqué). Donc surtout si vous ne comprenez pas quelque chose ou que quelque chose n'est pas suffisamment clair, n'hésitez surtout pas à me le dire !

Tags : quizz - Vrai Ou Faux ? - Enseignement - Psychologie

Le cas Gage 11/01/2018

 
 
 
1) Qui est Gage ?
 
En 1848, l'époque où il s'est fait connaitre, Phineas P. Gage était un jeune homme de 25 ans. Malgré sa jeunesse (en réalité, selon les critères de l'époque, il était déjà plutôt âgé) il s'en était plutôt bien sorti : il avait été choisi pour diriger une partie des travaux de voies ferrées qu'on construisait en Nouvelle-Angleterre.

C'est un travail honnête mais difficile : le tracé doit être le plus rectiligne possible et les couches rocheuses présentes sur place obligent les ouvriers à utiliser des explosifs pour creuser. Or, à cette époque, les explosifs étaient loin d'être aussi sûrs que maintenant : il fallait les remplir de poudre, puis, recouvrir cette poudre d'une couche de sable afin de pouvoir la tasser à l'aide d'une barre en fer sans la faire exploser. C'est d'ailleurs Gage en personne qui, afin d'éviter tout accident, se charge de cette dernière étape.

2) L'accident

Tout se passe donc plutôt bien pour Phineas jusqu'à ce fameux jour de 1848... Tout se passait pourtant normalement, jusqu'au moment de tasser la poudre des explosifs : Gage s'empare de la barre en fer qu'il utilise habituellement, une sorte de "javelot" long d'un mètre dix, mesurant trois centimètres de diamètre et pesant environ six kilos, s'approche de la poudre et commence à la tasser. Malheureusement, il n'avait pas remarqué que son collègue n'avait pas encore versé le sable !

Le drame ne se fait pas attendre : la poudre explose expulsant la barre métallique qui pénètre alors dans la joue gauche de Phineas, juste sous son ½il, traverse son cerveau et ressort par le sommet de son crâne pour finir sa course trente mètres plus loin, couverte de sang et de tissus cérébraux. 

3) Une guérison parfaite ?

Gage est immédiatement mis dans une charrette et conduit chez le Docteur Harlow. Et là, c'est la surprise : non seulement Phineas est toujours conscient et capable de parler presque normalement, mais, en plus, il parvient presque sans aide à s'extraire de la charrette !

A première vue, Gage se rétablit pratiquement parfaitement : il parle bien, ne souffre d'aucun déficit neurologique apparent, d'aucune paralysie,... En bref, son unique séquelle semble être la perte de son ½il gauche.

C'est pour cette raison que, après de longs mois de soins, Harlow finit par autoriser Gage à sortir de l'hôpital et à reprendre une vie normale.

4) Des séquelles ?

Même si, à première vue, Phineas semble effectivement parfaitement rétabli physiquement (sans compter son ½il évidemment), il n'est plus le même homme. Très vite, il se ruine et perd sa famille, ses amis et son travail. Malgré sa grande intelligence, il est devenu incapable de gérer son argent, de maintenir des relations sociales de qualité et de garder un emploi stable. Sans que l'on parvienne vraiment à comprendre pourquoi, toutes les décisions qu'il prend sont systématiquement désastreuses.

Phineas décèdera le 21 mai 1861 -soit 13 ans après l'accident- des suites d'une crise d'épilepsie.


Le cas Gage
Le cas Gage


 
 
Phineas et sa barre de fer                                   Modélisation de la blessure du crâne de Phineas
 
 
5) Antonio Damasio
 
Bien des années plus tard, le neurobiologiste portugais Antonio Damasio va réanalyser le cas de Gage et étudier celui de nombreux patients présentant des lésions cérébrales, des blessures au cerveau, semblables à celles de Gage (pour ceux qui s'y connaissent : ce sont des lésions touchant le cortex orbito-frontal ou le cortex ventro-médian -soit, en gros, les parties du cerveau situées juste derrière le front-). Et, en observant tout ces cas, il va faire les constatations suivantes : alors que les fonctions cognitives des patients (donc c'est tout ce qui est attention, mémoire, capacité de raisonner,... ) sont relativement bien conservées, ceux-ci sont devenus incapables de s'adapter au monde qui les entoure. Tous suivent, à peu de choses près, le même parcours que Phineas :
-Ils prennent des décisions systématiquement désavantageuses
-Leurs relations sociales et conjugales se détériorent rapidement
-Leur vie professionnelle se dégrade
-Ils se ruinent financièrement
Mais, ce qui étonne le plus Damasio, c'est que, lorsqu'on les met face à une situation donnée, ces patients sont tout à fait capables de détailler les différentes possibilités qui s'offrent à eux, d'imaginer les conséquences de chacune d'elles et de juger de leur sûreté. Cependant, même en possession de toutes ces informations, ils se retrouvent incapables de déduire quelle solution serait la meilleure.

6) Les explications
Alors, attention : c'est ici que ça devient un peu plus technique et compliqué. Je vais donc tâcher de simplifier un maximum et d'être le plus compréhensible possible.
Chez un individu normal, toute situation de choix constitue une situation émotionnelle, surtout si l'une des options est risquée. Ce qui en clair signifie que, chaque fois que l'on se retrouve confronté à une situation où nous devons faire un choix, chaque option qui s'offre à nous déclenche une émotion en nous, même si on n'en a pas toujours forcément conscience. Et, plus une option est risquée, plus l'émotion qu'elle va susciter sera forte. Or, chaque émotion déclenche une réponse physiologique, c'est-à-dire que chaque émotion va faire réagir notre corps à sa manière. Parfois ce sera perceptible (par exemple on se met à transpirer ou on a les poils qui se dressent et la chair de poule) parfois non (le c½ur qui bat plus ou moins vite, la respiration qui s'accélère ou ralenti un peu,... ). Donc, puisque chaque choix déclenche une émotion, chaque choix déclenche aussi les modifications biologiques qui vont avec. Et bien, tout le monde a tendance à inconsciemment choisir l'option la plus avantageuse d'un point de vue biologique, c'est-à-dire celle qui provoque les changements physiologiques les moins intenses, les moins forts.
Alors, que viennent faire Gage et les patients suivis par Damasio là-dedans me demanderez-vous ? Et bien, il se trouve que leurs lésions se situent pile sur ce qu'on appelle le "centre nerveux des émotions" qui est la partie du cerveau chargée, en gros, de traiter l'information émotionnelle. Donc, encore une fois en très gros, c'est la partie du cerveau qui va analyser l'émotion ressentie et "enclencher" les changements physiologiques qui l'accompagnent. Vous commencez sans doute à voir où je veux en venir : puisque leur centre nerveux des émotions est endommagé, ils ne reçoivent plus ou quasi plus de réponse physiologique. En d'autres termes, leur corps ne réagit plus ou presque plus aux émotions qu'ils ressentent... Ce qui explique que les choix qu'ils font sont souvent désastreux : contrairement à nous, ils ne reçoivent plus les messages d'alerte de leur corps qui disent "attention, cette option-là ça risque d'être très désagréable pour toi". Même s'ils parviennent à analyser correctement la situation et toutes les options qui s'offrent à eux, ils en choisiront toujours une plus ou moins au hasard puisque, peu importe le "niveau de risques" que présente une option, leur corps ne leur donnera aucune indication les mettant en garde. Ce que nous, on prend parfois pour de l'instinct (alors qu'en fait c'est notre corps qui nous met en garde sans qu'on s'en rende compte), ils ne l'ont pas. Ils choisissent à l'aveugle.

Et voilà s'en est fini pour le fameux cas de Phineas Gage, j'espère que ça vous aura plus et, comme d'habitude, si vous avez des remarques ou des questions n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires ou en privé ! Merci à vous :)

Tags : Psychologie - Émotions - gage - phineas

Mythologie : Héraclès (Hercule) partie 1 : fiche 27/12/2017

 Héraclès (Hercule)
 
Nom(s) grec(s) : à sa naissance, ses parents le nommèrent "Alcide",  ce qui est donc son vrai nom. Mais, plus tard, il fut obligé de prendre le nom de "Héraclès", c'est-à-dire "à la gloire d'Héra" pour tenter d'apaiser la colère de celle-ci.
 
Nom(s) romain(s) : c'est le nom sous lequel il est le plus connu : Hercule.
 
Parent(s) divin(s) : Zeus (ou Jupiter pour les Romains).
 
Parent(s) mortel(s) : sa mère est Alcmène, une descendante de Persée (un autre fils de Zeus) et son "père" est le roi Amphitryon.
 
Conception : Zeus s'était entiché d'Alcmène mais, malgré son insistance, celle-ci refusait de se donner à lui, préférant rester fidèle à son époux. Pour arriver à ses fins, le roi des dieux eut alors recourt à la ruse : sous les conseils d'Hermès, il prit l'apparence d'Amphitryon alors que celui-ci était parti à la guerre et, sous ses traits, il alla trouver Alcmène et prétendit être revenu en cachette juste pour passer une nuit dans ses bras. De plus, Zeus avait ordonné au soleil de ralentir sa course afin que la nuit dure trois fois plus longtemps ! La pauvre reine tomba dans le piège et c'est ainsi que fut conçu Alcide.[1]
 
Frère(s) et s½ur(s) : Héraclès à au moins[2] un frère jumeau qui s'appelle Iphiclès : Amphitryon est revenu de la guerre le lendemain de la visite de Zeus et a donc, lui aussi, passé la nuit avec Alcmène. Si bien que, neuf mois plus tard et à une journée d'intervalle, naquirent Héraclès, fils de Zeus, et Iphiclès, fils d'Amphitryon.
 
Epoux/épouse(s) : Héraclès a eut quatre épouses plus de nombreuses amantes. Il fut d'abord marié à une femme du nom de Mégara mais un jour, prit d'une folie meurtrière inspirée par Héra, il la massacre. Il se mariera ensuite avec la princesse Déjanire mais, après avoir tué quelqu'un, Héraclès est contraint de la quitter pour devenir l'esclave d'Omphale, la reine de Lydie, dans le but de racheter sa faute[3]. Il finit par tomber amoureux de cette dernière et par l'épouser. Une fois son temps de servitude écoulé et sa faute rachetée, Omphale congédie Héraclès qui va alors retrouver Déjanire. Et enfin, après sa mort, quand il arrive sur l'Olympe, Zeus, fier du courage de son fils, lui offre Hébé, la demi-s½ur d'Héraclès, fille de Zeus et d'Héra, comme épouse.
 
Enfant(s) : Héraclès a eut des enfants avec toutes ses épouses et avec certaines de ses maitresses mais aucun d'eux n'est vraiment connu. On sait cependant qu'il a massacré les enfants qu'il avait eut avec Mégara en même temps que cette dernière et qu'il a aussi tué une partie des enfants qu'il a eu de Déjanire. Ceux qui restent sont appelés les "Héraclides".[4]
 
Particularité(s) : Héraclès possédait une force surhumaine qui lui permettait d'accomplir des prouesses physiques impossibles pour le commun des mortels. Une particularité plus sombre d'Héraclès est son orgueil et sa susceptibilité. Il était fier et très sûr de lui : gare à celui qui osait le contredire ![5]
 
Arme(s) favorite(s) : les dieux lui ont offert des armes d'une qualité époustouflante mais son arme favorite reste l'énorme gourdin qu'il a taillé lui-même dans du bois d'olivier. Il porte aussi une cape quasi impossible à percer qu'il s'est taillé dans la peau du lion de Némée.
 
Exploit le plus connu : Héraclès a accompli de très nombreux exploits (comme combattre les Géants, aider Jason dans sa quête de la toison d'or ou libérer Prométhée) mais il est surtout connu pour ses douze travaux.
 
Mort : le centaure Nessos (Nessus pour les Romains) trompa Déjanire pour qu'elle empoisonne son mari avec son sang[6]. Mais, Héraclès était de constitution solide : le poison était assez fort pour lui faire souffrir le martyr mais trop faible pour le tuer comme il aurait dû. Si bien que le fils de Zeus, pour échapper à la souffrance, décida de se construire un bûcher et de s'y bruler.
 
Héritage de nos jours :


-Une tunique de Nessus : un présent funeste ou une douleur morale dévorante à laquelle on ne peut échapper
-Les colonnes d'Hercule : le détroit de Gibraltar
-Un amphitryon : un hôte chez qui on dîne
-Un hercule, herculéen : un homme d'une force exceptionnel
-Nettoyer les écuries d'Augias : mettre fin à la corruption au prix de sévères réformes
-C'est les écuries d'Augias : c'est le bordel, le chaos, n'importe quoi
-Les travaux d'Hercule : une entreprise très difficile, presque insurmontable
-Un travail d'Hercule : un travail titanesque
 
Liste des 12 travaux d'Héraclès :


-Tuer le lion de Némée
-Tuer l'hydre de Lerne
-Capturer la biche de Cérynie
-Capturer le sanglier d'Erymanthe
-Nettoyer les écuries d'Augias
-Chasser les oiseaux du lac Stymphale
-Vaincre le taureau de Crête
-Dompter les juments de Diomède
-Ramener la ceinture d'Hippolyté
-Voler les troupeaux de Géryon
-Voler les pommes du jardin des Hespérides
-Capturer et ramener Cerbère
 
Vous l'aurez donc compris : la prochaine série mythologique sera donc celle qui parlera d'Héraclès (Hercule en latin). Vu que c'est un des plus grands héros de l'Antiquité et surtout un des plus connus, je pense que cette série sera assez longue (si on compte déjà un article pour chacun de ses travaux...) : ça me permettra de diviser son histoire en plusieurs petits articles plutôt que de vous en donner un gros très long à lire, je pense que ce sera plus agréable pour vous.
 
Ensuite, puisque c'est le premier personnage que je fais, je vais vous réexpliquer comment vont se dérouler les choses : maintenant que la fiche est faite, je vais publier plusieurs articles parlant de son histoire plus en détail. Le premier traitera probablement de son enfance jusqu'au massacre de sa famille, et ensuite, chaque article racontera sûrement une ou deux quêtes en même temps, pas plus. Voilà voilà, si vous avez la moindre question sur le fonctionnement ou sur la légende elle-même : n'hésitez surtout pas ! Ah oui et je rappelle qu'il existe plusieurs versions d'une même légende, surtout en ce qui concerne Héraclès vu sa popularité... Donc, si ce que vous lisez ne correspond pas à ce que vous connaissez, c'est normal. Vous pouvez d'ailleurs partagez votre version des choses avec nous dans les commentaires. Merci à tous, j'espère que cette légende vous plaira :) 

[1] On retrouve une histoire assez similaire dans la légende du roi Arthur : grâce à Merlin, Uther Pendragon prend l'apparence d'un de ses vassaux et proches amis alors que celui-ci est à la guerre pour pouvoir passer une nuit avec sa femme qui, jusqu'ici, se refusait à lui. C'est ainsi que fut conçu Arthur.
 

[2] "Au moins" car je sais de sources sûres qu'il avait un frère jumeau, mais il est  tout à fait possible qu'il ait d'autres frères et s½urs dont la légende ne parle pas.
 

[3] Dans la Grèce Antique, quand quelqu'un commettait un meurtre, il devait aller voir un prêtre ou un oracle qui le condamnait à servir en tant qu'esclave pendant une certaine période pour expier sa faute aux yeux des dieux.
 

[4] Héraclès était un des plus grands héros de l'Antiquité et il a eut beaucoup, beaucoup d'enfants... Du coup, de nombreuses personnalités grecques et même romaines en quête de prestige pour leur lignée se prétendaient ses descendants.
 

[5] Et ce n'est rien de le dire ! Héraclès était peut-être un grand héro avec plein de grandes qualités, ça ne l'empêchait pas d'avoir pour ainsi dire un bon gros caractère de merde : je crois que la liste des innocents qu'il a tué -et ce même en retirant le meurtre de sa première famille puisque c'était inspiré par Héra- dépasse la liste des monstres !
 

[6] Le sang de centaure peut devenir un poison mortel pour qui sait s'en servir.

Tags : Mytholgie Grecque - legendes et mythes - Hercule. - heracles - Héros - Mythologie grecque

Quizz les stéréotypes 1 27/12/2017

Le quizz d'aujourd'hui traitera des stéréotypes ou plutôt des "légendes urbaines". Évidemment, je ne vais pas me lancer dans une dissertation de 28 pages pour répondre à chaque question donc si quelque chose n'est pas clair ou si vous voulez plus d'explications sur un point n'hésitez surtout pas à me le dire ! (P.S. : veuillez excusez la mise en page un peu différente de d'habitude : je suis victime d'un bug).
 
Questions

1) Vrai/faux : il existe un dinosaure volant appelé "ptérodactyle".

2) Vrai/faux : il existe une maladie appelée "toxoplasmose" qui se transmet principalement chez les chats mais qui, lorsqu'elle est contractée par un humain, pourrait provoquer des dépressions, de la schizophrénie et des envies de suicide.

3) Vrai/faux : lâcher une pièce de 1 cent du haut d'un immeuble peut tuer ou très sérieusement blesser la personne qui la reçoit sur la tête.

4) Vrai/faux : les oiseaux abandonnent leurs petits si un humain les a touchés.

5) Vrai/faux : avaler son chewing-gum est très mauvais pour l'estomac et peut même aller, dans les cas les plus extrêmes, jusqu'à obstruer les intestins en se collant à leurs parois.

6) Vrai/faux : tout le monde avale des arachnides dans son sommeil.

7) Vrai/faux : les oiseaux sont une des espèces les moins intelligentes de la planète (d'où l'expression "cervelle d'oiseau" ou "tête de moineau").









                                                                                                                                                                                    
 
Réponses

1) Vrai/faux : il existe un dinosaure volant appelé "ptérodactyle".


Faux : "dinosaure" (qui, en Grec ancien, signifie littéralement "terriblement grand lézard") est le nom que l'on a donné aux reptiles TERRESTRES qui vivaient à cette époque-là. D'ailleurs, la composition des ptérodactyles est totalement différente de celle des dinosaures. Les ptérodactyles sont des ptérosaures c'est-à-dire des reptiles aériens volant grâce à une membrane tendue entre leur corps, leur membre postérieur et leur très long quatrième doigt de la "main". (Dans le même ordre d'esprit, il n'existe donc aucun "dinosaure marin" mais bien des ichtyosaures, des mosasaures, ... ce qui n'est pas la même chose). Donc dire "un dinosaure volant" ou "un dinosaure marin" revient à dire "un reptile terrestre volant" ou "un reptile terrestre marin" : ça n'a aucun sens 8-p


2) Vrai/faux : il existe une maladie appelée "toxoplasmose" qui se transmet principalement chez les chats mais qui, lorsqu'elle est contractée par un humain, pourrait provoquer des dépressions, de la schizophrénie et des envies de suicide.


Vrai : La toxoplasmose est une infection parasitaire dont l'agent est le protozoaire Toxoplasma gondii. Le parasite infecte le plus souvent des animaux à sang chaud, y compris l'être humain, mais son hôte définitif est un félidé (dont le chat fait partie). Traditionnellement, l'infection a été jugée bénigne, voire asymptomatique dans l'immense majorité des cas pour les sujets immunocompétents, ne présentant un risque sérieux que pour les femmes enceintes, séropositives et les sujets ayant un système de défense immunitaire affaibli. Toutefois, le fait que la toxoplasmose abolisse l'aversion instinctive du rat envers son prédateur, le chat, pour la remplacer par une attirance fatale a incité des neuroscientifiques réputés tels que Robert Sapolsky et Fuller Torrey à revisiter l'hypothèse d'un lien causal entre la toxoplasmose et certaines maladies psychiatriques humaines, dont la dépression, les idéations suicidaires et la schizophrénie. Il est établi que le parasite est capable de modifier la connectivité des centres du plaisir et de la peur, de causer l'apparition de kystes hébergeant la forme dormante du parasite dans ces centres, chez le rat, et d'influencer, notamment, la production de dopamine.


3) Vrai/faux : lâcher une pièce de 1 cent du haut d'un immeuble peut tuer ou très sérieusement blesser la personne qui la reçoit sur la tête.


Faux : ça aurait pu être vrai si on vivait dans un environnement sous vide mais, suite aux forces de frottements dues à la présence de l'air, la pièce ne va pas accélérer suffisamment pour pouvoir causer de réelles grosses blessures (ceci dit ne tentez pas l'expérience parce que ça fait quand même mal). Conclusion : si vous jetez une pièce de 1 cent de très haut et que quelqu'un la reçoit sur la tête... ben vous lui aurez juste filé 1 cent 8-p


4) Vrai/faux : les oiseaux abandonnent leurs petits si un humain les a touchés.


Faux : trois raisons :
-les oiseaux ont un très fort instinct parental
-comme la plupart des espèces, ils n'abandonnent pas ce qui leur a coûté beaucoup d'énergie à produire
-la plupart d'entre eux ont un très très très mauvais odorat
Cependant, il est bel et bien déconseillé de ramasser les oisillons tombés du nid car, même tombés du nid, les parents continuent de les nourrir. Ils ont donc bien plus de chances de survivre que si un humain qui n'y connait pas grand chose les ramasse.


5) Vrai/faux : avaler son chewing-gum est très mauvais pour l'estomac et peut même aller, dans les cas les plus extrêmes, jusqu'à obstruer les intestins en se collant à leurs parois.


Faux : il s'agit juste d'une légende urbaine que les parents racontent à leurs enfants. L'organisme est tout à fait capable d'absorber et de digérer le chewing-gum comme n'importe quel aliment. Par contre, avaler un chewing-gum donne des gaz.


6) Vrai/faux : tout le monde avale des arachnides dans son sommeil.


Vrai : cependant il ne s'agit pas d'araignées comme beaucoup de gens le pensent (les araignées ont un très bon instinct de survie qui les pousse à éviter les trous sombres et humides comme notre bouche) mais d'acariens que tout le monde respire par milliers en permanence.


7) Vrai/faux : les oiseaux sont une des espèces les moins intelligentes de la planète (d'où l'expression "cervelle d'oiseau" ou "tête de moineau").
 
Faux : les oiseaux ne sont pas moins intelligents que les mammifères et ont même en leur sein certaines des espèces les plus intelligentes de la planète (loin devant les chiens et les chats) notamment certaines espèces de corvidés (corbeaux) qui sont capables d'apprendre, de fabriquer des outils, d'analyser des problèmes complexes et même de compter ! (le corbeau calédonien a même une intelligence supérieure à celle des primates qui serait proche de celle d'un enfant de 5 ans).

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